La loi de finances 2024 a sifflé la fin de plusieurs dispositifs emblématiques. En 2026, le paysage de la défiscalisation immobilière et financière se simplifie — mais reste riche pour qui sait choisir.

Immobilier : la fin du Pinel, l’arrivée du PLI et de Loc’Avantages

Le Pinel a définitivement disparu au 31 décembre 2024. À sa place, deux dispositifs prennent le relais :

  • Loc’Avantages : conventionnement Anah avec plafonds de loyers, donnant droit à une réduction d’IR de 15 à 65 % des loyers selon le degré de modération choisi. Outil intéressant pour qui détient déjà du locatif et accepte le conventionnement.
  • Déficit foncier majoré : depuis la loi Climat, les travaux de rénovation énergétique permettent d’imputer jusqu’à 21 400 € de déficit foncier sur le revenu global (vs 10 700 € hors travaux énergétiques). Levier puissant pour les propriétaires bailleurs en TMI élevée.

Financier : FCPI, FIP et Madelin-Girardin

Les FCPI (Fonds Communs de Placement dans l’Innovation) et FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) restent les véhicules de défiscalisation financière les plus accessibles : 18 à 25 % de réduction d’IR sur les versements, plafonnés à 12 000 € (24 000 € pour un couple). Attention au taux de réduction qui varie selon la nature exacte du fonds.

Le Girardin industriel reste opérationnel pour les TMI élevées : un investissement de 10 000 € peut générer 11 000 à 12 500 € de réduction d’IR la même année, avec un effet de levier immédiat. À réserver aux contribuables payant plus de 10 000 € d’IR.

L’arme oubliée : le PER

Souvent classé dans les outils de retraite, le PER est en réalité le premier levier de défiscalisation pour un TMI à 41 % ou 45 %. À pied d’égalité avec un FIP, le PER offre un effet fiscal souvent supérieur sans risque industriel.

Notre méthodologie

Toute stratégie de défiscalisation se construit en partant de votre TMI réelle et de votre revenu fiscal de référence. Un dispositif qui rapporte à votre voisin peut être contre-productif chez vous. Notre cabinet réalise un calcul d’efficacité par euro défiscalisé, intégrant :

  • La fiscalité de sortie (en cas de plus-value à la revente)
  • Les frais de gestion sur toute la durée du dispositif
  • Le risque réel pris (industriel pour le Girardin, marché pour les FCPI/FIP)
  • L’impact sur le plafonnement global des niches fiscales (10 000 €/an)

Demander un audit de défiscalisation — nous chiffrons l’économie d’IR réelle pour chaque dispositif applicable à votre situation.